Au secours, un bot me suit !


Environ* 15 % des comptes Twitter seraient des bots et non pas de vrais humains : autant dire que la probabilité pour que vous soyez suivi·e par des bots est très élevée, surtout si vous avez un grand nombre de followers.
Devez-vous pour autant vous en inquiéter ? Pas forcément, sauf si vous avez la sympathique habitude de pratiquer la réciprocité ! Suivre en retour les comptes qui ont fait le premier pas peut sembler cordial et sans danger. Dans le pire des cas, pensez-vous, vous ne tiendrez pas compte de leur existence et cela ne changera rien à vos habitudes. Ce mauvais calcul peut vous amener à vous ennuyer sur la plateforme sociale et à y trouver de moins en moins d’intérêt.

C’est grave, docteur ?

Augmenter la proportion des robots dans vos abonnements fait mécaniquement baisser la probabilité pour que puissiez voir dans votre timeline les interventions des humains. Et plus cette probabilité baisse, moins votre activité de like, de partage et de réponse ne gratifie de vrais humains. Petit à petit, vous lassez les humains par votre indifférence supposée. De votre côté, vous trouvez votre timeline de moins en moins intéressante, à mesure que s’amoindrissent les chances pour qu’un contenu authentique y figure.

Pour conserver un compte Twitter vivant et en « bonne santé », autant réagir avant que le problème ne soit sensible. Évitez donc de suivre en retour les comptes robots qui vous suivent.

À quoi reconnaît-on un bot ?

  • les interactions du bot avec les autres comptes se limitent à des likes, des retweets, mais il n’est pas capable de répondre et donc de participer à une discussion. Ainsi, en allant dans ses « tweets et réponses », vous saurez vite à quoi vous en tenir.
  • quand le bot poste un lien vers un article, le texte présentant l’article est celui proposé par défaut par le site éditeur de l’article. Tout le monde fait cela, humains et bots, mais chez le bot c’est beaucoup plus systématique.
  • sa bio est souvent stéréotypée et truffée de #.

Ce qui caractérise le bot dans sa façon de vous aborder :

  • il vous suit parce que vous suivez des comptes similaires : vous verrez donc rapidement une similitude entre les bots qui s’intéressent à vous
  • il vous suit sans avoir liké aucun de vos posts et son arrivée dans vos abonnés semble complètement fortuite.
  • ou bien il vous suit en raison d’un mot-clé qu’il a en commun avec une de vos interventions (voyage, assurance, banque, mutuelle, etc…).

A quoi servent ces bots ?

On peut se demander effectivement pour quelle raison une entité décide de mettre en place des comptes bots. Il semble un peu vain de suivre dans le seul objectif d’être suivi.
Il n’est pas évident de répondre à cette question : il existe sans doute autant de motivations que d’organisations, ou presque.

Pour une entreprise, suivre pour être suivie peut être un moyen d’engranger les followers dans le cadre d’une politique d’acquisition de prospects.

Du côté des agences dont le métier est de faire grandir la notoriété de leurs clients sur les réseaux sociaux, la tentation est grande d’utiliser les services des bots qui posteront de façon régulière les contenus à mettre en avant.

La constitution d’un réseau d’influence est le nerf de la guerre pour toute organisation politique. Vous avez beaucoup entendu parler des bots chargés de répandre les « fake news » et d’amplifier les rumeurs de façon opportune au moment d’une élection… Certains observateurs ont d’ailleurs avancé l’hypothèse que l’objectif de ces robots ne serait pas tant d’influencer les gens que de les lasser de la vie civique et politique de leur pays. Ce serait donc moins un outil de propagande qu’une arme de destruction lente de la démocratie. Relevons d’ailleurs que la proportion des bots Twitter est bien plus élevée que les 15% annoncés plus haut dans les pays connus pour leur système répressif.

Il arrive qu’un compte Twitter change d’identité, de bio et de sujets d’intervention après avoir constitué une base solide d’abonnés. Cela s’apparente à de la manipulation et cela doit vous inciter à faire régulièrement le ménage dans vos abonnements.

Heureusement, il existe également des bots inoffensifs, créés dans un objectif ludique. Par exemple, le compte Twitter qui transforme les messages de Donald Trump en communiqués officiels.

Parmi les bots sympathiques, certains ont réussi à susciter un engouement irréel – mais leurs abonnés sont peut-être tous des bots 😉

Et si après la lecture de ce petit article vous suivez ma pensée, vous savez ce qu’il vous reste à faire, si vous souhaitez que votre compte Twitter se différencie de celui d’un bot : personnalisez vos partages d’articles, commentez les interventions que vous trouvez intéressantes, humanisez Twitter !

*Un peu de lecture au sujet des bots sur Twitter

Travail de la voix, travail sur soi

Rythme soutenu, défis à relever, trajets fatigants  : votre vie professionnelle mobilise toutes vos forces. Mais avez-vous pensé à vous accorder, au moins une fois par semaine, un moment rien qu’à vous, qui vous permette de pratiquer une activité sportive ou artistique ? C’est en septembre que l’on peut s’inscrire et ainsi s’engager à prendre un peu de temps, tout au long de l’année, pour un apprentissage personnel.

Travail de la voix, travail sur soi

Pour ma part, j’ai choisi le chant. C’est une discipline très complète, qui poursuit un objectif artistique tout en transformant, au passage, le physique et le mental de la personne qui la pratique.

Ayant moi-même attendu fort longtemps avant de tenter cette aventure, je sais par expérience que l’on peut y avoir renoncé pour de mauvaises raisons. Si vous avez envie depuis toujours de travailler votre voix sans jamais l’avoir osé, je vous encourage à reconsidérer très sérieusement votre position !

Travailler sa voix, pourquoi ?

Il existe de nombreuses raisons de travailler sa voix :

  • pour aborder le répertoire lyrique
  • pour enrichir sa voix lorsqu’on chante du jazz ou de la variété
  • pour gagner en endurance lorsque l’on chante en chorale

On aborde le chant avec des motivations d’ordre artistique mais on découvre rapidement que cette discipline vous apporte sur bien d’autres plans ! Lorsqu’on devient chanteur-chanteuse, on appréhende son corps tout à fait différemment. On prend conscience, petit à petit, que son corps est son instrument de musique, un instrument que l’on développe, dont on joue et dont on prend le plus grand soin.

Voici quelques uns des bénéfices que vous apporte le travail de la voix :

  • une meilleure posture, une meilleure conscience de soi
  • une respiration maîtrisée, qui apporte le calme et la confiance
  • un développement musculaire, particulièrement au niveau abdominal

Tout cela vous semblera particulièrement utile si, dans votre vie professionnelle ou personnelle, vous ressentez le besoin d’améliorer les points suivants :

  • prise de parole en public
  • capacité à résister aux situations de stress
  • confiance en soi

Chanter, oui mais quoi ?

Il est possible de développer sa voix quelque soit le genre musical que l’on affectionne. Vous pouvez, comme moi, choisir l’apprentissage en conservatoire si vos goûts musicaux sont éclectiques. Mais si vous refusez d’aborder le répertoire lyrique, il vaut mieux vous tourner vers des cours particuliers ou une structure associative. Personnellement, je chante de tout avec un égal plaisir et je passe sans souci de l’opéra au jazz. Vous connaissez vos limites : parlez de vos goûts avec le professeur dès votre première rencontre.

Quels sont les pré-requis ?

Certains professeurs vous diront qu’il n’y en a aucun ! Même le fait de savoir lire une partition n’est pas une obligation pour démarrer le chant. Évidemment, cela dépend des structures : il faut lever le doute en posant la question d’emblée, quitte à se faire ré-orienter vers un enseignant qui vous prendra tel(le) que vous êtes.

Pour ma part, mon premier contact avec un professeur de chant remonte à 2011. Le secrétariat du conservatoire m’avait donné un RDV pour une audition à laquelle je me suis présentée, en début d’année. Le professeur qui m’a reçue m’a coupée très rapidement lorsque j’ai commencé à chanter : visiblement, m’écouter n’avait pas grand intérêt. Cependant, loin de rejeter totalement ma candidature, il me proposa de me livrer à des exercices d’imitation : il émettait des sons que je devais tenter de reproduire. En dix minutes, il s’était fait une opinion : je pouvais chanter, il suffisait pour cela que je travaille. Il me recommanda une enseignante avec qui je devais développer ma voix pendant un an en cours particuliers, après quoi il me serait possible de tenter à nouveau l’entrée au conservatoire. C’est ce que je fis et les choses se déroulèrent exactement comme il me l’avait prédit.

Un professeur de chant, après avoir écouté votre voix, qu’elle soit totalement brute ou déjà un peu travaillée, saura vous dire ce que vous pouvez attendre de l’apprentissage du chant. Et lorsque vous aurez commencé, vous saurez très rapidement à quoi vous en tenir concernant vos perspectives. Pour ma part, en quelques mois j’ai vécu une révolution. J’avais un petit filet de voix pur et clair : ma voix est devenue large et puissante.

Pour terminer, je vais tenter de vous décrire un ressenti particulièrement intéressant à vivre lorsque l’on a développé sa voix.

Depuis l’enfance, vous évoluez dans l’espace et percevez vos limites corporelles. Peut-être même avez-vous eu l’occasion, lors d’une formation, une thérapie, un cours de théâtre, de danse ou de taï chi, de travailler sur cette notion de limites corporelles, de votre espace personnel. Si tel est le cas, on vous a sans doute expliqué que votre être ne se termine pas exactement là où vos membres s’arrêtent : l’air que vous déplacez lorsque vous êtes en mouvement, le souffle que vous expirez, c’est un prolongement de vous. La fluidité d’un mouvement lent et continu peut vous faire « être » d’une façon très différente qu’une position immobile et repliée.

Lorsque vous chantez et que vous avez acquis la capacité à projeter votre voix dans l’espace, sans micro mais avec vos seules aptitudes physiques, il se produit le phénomène suivant : vos limites reculent, votre personne « va plus loin », au sens propre comme au sens figuré. Votre présence en est accrue. L’expression « remplir une salle » prend là tout son sens… C’est une expérience très grisante, que je vous souhaite d’avoir l’occasion de vivre à votre tour.