5 usages intéressants des listes sur Twitter

La fonctionnalité « liste » de Twitter est à la fois incontournable pour ceux qui s’en servent et dans le même temps inconnue de la majorité des utilisateurs de Twitter.  Si vous n’avez pas encore essayé de vous l’approprier, je vous propose d’en découvrir 5 usages intéressants.

  1.  Débuter sur Twitter
    Lorsque l’on débute sur Twitter, la qualité des abonnements que l’on choisit détermine grandement l’intérêt que l’on trouvera à ce réseau social. Si vous ne savez pas comment choisir vos abonnements, vous allez mettre beaucoup de temps à obtenir un fil intéressant. Les listes peuvent vous permettre d’accélérer les choses. Lorsque vous repérez une personnalité dont les centres d’intérêts sont proches des vôtres, consultez les listes auxquelles cette personne s’est abonnée et / ou qu’elle a créées afin de vous y abonner à votre tour. Parcourez ensuite les profils des membres de ces listes pour y repérer les comptes Twitter que vous suivrez pour enrichir votre fil et votre réseau.
  2. Créer des équipes
    Créez à votre tour une liste, en mode privé ou publique selon votre optique, et ajoutez à cette liste l’ensemble des personnes que vous regroupez selon une activité partagée, qu’elle soit professionnelle ou personnelle. Ces personnes pourront à leur tour s’abonner à cette liste ainsi constituée.
  3. Regroupez les profils Twitter que vous souhaitez consulter sans les approuver
    Lorsque vous souhaitez connaître l’actualité de personnalités dont vous n’approuvez pas les points de vue, ne les suivez pas. En effet, les suivre revient à leur accorder du crédit. De nombreuses personnalités clivantes gagnent en notoriété grâce à leur nombre d’abonnés alors que celui-ci ne reflète pas un réel engagement. Plutôt que de les suivre, créez une liste « points de vue » dans laquelle vous pourrez les regrouper. Vous pourrez consulter cette liste à tout moment pour vous tenir au courant des tweets de ces personnalités, sans les suivre.
  4. Indiquer vos centres d’intérêts
    Les listes que vous aurez créées en mode publique seront visibles de tous. Donnez-leur un nom explicite, prenez le temps d’en rédiger une description courte mais claire : chaque personne accédant à votre profil pourra rapidement parcourir vos listes et ainsi se faire une idée précise de vos passions et sujets de prédilection. Cela fonctionne également avec les listes publiques que vous n’avez pas créées mais dont vous êtes membre.
  5. Donner un coup de pouce à des profils qui méritent d’être suivis
    De façon occasionnelle, réalisez de courtes listes contenant une quinzaine de membres de façon à mettre en lumière des personnes que vous jugez importantes dans leur domaine d’intervention. Mettez-les en lumière auprès de vos propres abonnés en tweetant le lien de cette liste d’influenceurs et influenceuses.

Pour conclure ce petit billet, je vous propose de consulter les listes que j’ai moi-même créées et de vous y abonner si les sujets traités vous intéressent :

Petites phrases, grands auteurs, minuscules idées

Le 8 mars 2018 n’est pas une Journée des droits des femmes anodine. Beaucoup de sujets graves et importants ont été abordés avec l’affaire Weinstein et les mouvements #metoo et #balancetonporc.

Dans un registre plus léger, je vais vous parler de la condition féminine vue par les grands auteurs. Souvenez-vous de ces petites phrases si spirituelles que nous avons apprises à l’école ou découvertes au hasard d’une lecture, ces petites phrases qui en disaient long sur la façon dont les femmes furent, des siècles durant, traitées en êtres inférieurs et moquées, ridiculisées dans leurs velléités d’émancipation.

J’ai ouvert un dictionnaire des citations françaises édité par Larousse en 1985, représentatif de ce qui pouvait vous tomber sous les yeux durant votre scolarité si vous avez plus de 30 ans.

Je n’ai pas particulièrement recherché des citations misogynes : j’ai tout simplement consulté les citations proposées à partir du mot-clé « femme » dans l’index. Ma sélection est donc un peu différente de ce que vous verrez si vous consultez des catalogues de citations sur le thème de la misogynie, comme celui d’evene.fr.

Ces citations sont assorties d’une traduction malicieuse de mon cru (ça défoule, vous me pardonnerez !).


« Ce qui fait le plus plaisir aux femmes, c’est une basse flatterie sur leur intelligence. »
Jules Renard – Journal, 21 mai 1895

– La femme veut égaler l’homme en intelligence ? Voilà qui peut servir. A creuser.


« Appelons la femme un bel animal sans fourrure dont la peau est très recherchée. »
Jules Renard – Journal, 1887

– Domestiquons-la, elle nous fera de l’usage.


« L’argent, c’est comme les femmes : pour le garder, il faut s’en occuper un peu ou alors… il va faire le bonheur de quelqu’un d’autre. »
Edouard Bourdet (1887 – 1945) Les temps difficiles

– Numéraire ou en nature, prenez soin de vos investissements !


« Quand une femme s’engage à vous aimer, il ne faut pas toujours la croire. Mais quand elle s’engage à ne pas vous aimer, eh bien ! il ne faut pas trop la croire non plus. »
Edouard Bourdet (1887 – 1945) La Prisonnière

Ah ces femmes, quoi qu’elles fassent ou décident, le résultat sera le même. Autant ne pas leur demander leur avis.


« Une vraie femme sait qu’elle doit être dominée. »
André Suarès (1868 – 1948) Variables

– Quant aux fausses femmes, on se demande à quoi elles peuvent bien servir.


« Émanciper la femme, c’est excellent ; mais il faudrait avant tout lui enseigner l’usage de la liberté. »
Emile Zola (1840 – 1902) Chroniques, La Tribune, 1868

– Si on pouvait essayer de garder le contrôle dans leur processus de sortie de la domination, ça serait mieux quand même.


« Je consens qu’une femme ait des clartés de tout,
Mais je ne lui veux point la passion choquante
De se rendre savante afin d’être savante;
Et j’aime que souvent, aux questions qu’on fait,
Elle sache ignorer les choses qu’elle sait. »
Molière (1622 – 1673), Les femmes savantes

– Elle veut apprendre ? Soit. Mais surtout, que cela ne lui serve pas. Jamais. À rien.


« Il y a dans le coeur d’une femme qui commence à aimer un immense besoin de souffrir ».
Charles Nodier (1780 – 1844), Smarra

– Elle aime souffrir, merveilleux ! Dans tous les cas, c’est assez pratique : vous voulez la brutaliser, ça fonctionne puisqu’elle aime souffrir. Vous voulez la tromper, voire même la quitter : bingo, ça fonctionne aussi !


« Je conviendrai bien volontiers que les femmes nous sont supérieures si cela pouvait les dissuader de se prétendre nos égales. »
Sacha Guitry

– Si une jolie pirouette verbale peut nous dispenser d’une solide remise en question, c’est tout bénéfice !


Pour terminer, j’aimerais insister sur le fait que les auteurs cités ici n’étaient pas particulièrement hostiles aux femmes. Certains d’entre eux étaient même favorables à l’émancipation féminine. Ce sont des auteurs dont la plupart méritent d’être lus encore aujourd’hui.

Il est vrai que la phrase sortie de son contexte trahit toujours un peu son auteur. Sans doute est-ce l’esprit même des dictionnaires de citations qu’il faut songer à réformer. Ce sont des choix éditoriaux qui font de ces ouvrages ce qu’ils sont. Le fait qu’ils soient remplis de petites phrases de grands auteurs véhiculant des idées minuscules est loin d’être innocent.

Péril en l’écriture

Ah cette Académie française, comme elle cache bien son jeu ! Sous couvert de défendre l’immuabilité de notre belle langue, elle sert secrètement la cause féministe ! C’est du moins ce dont je la soupçonne depuis que j’ai pris connaissance de sa déclaration qualifiant l’écriture inclusive de péril mortel pour la langue française.

L’art de bien parler François : qui comprend tout ce qui regarde la grammaire, & les façons de parler douteuses, de Adams Charles Francis de La Touche, publié en 1737

Je ne vous cache pas qu’avant la lecture de ce communiqué, mon intérêt pour l’écriture inclusive était assez limité. Ma connaissance du sujet était si faible que je pensais que l’utilisation du point médian la caractérisait principalement.
Cependant la formulation des vénérables membres de l’Académie fit si forte impression sur mon esprit que je me procurai sans plus tarder le « guide pratique pour une communication publique sans stéréotype de sexe » du HCEfh* afin de me faire une meilleure idée du péril annoncé.

La lecture de ce document me rassura complètement. Les recommandations dont je venais de prendre connaissance n’avaient rien de compliqué ni de révolutionnaire. Il m’est alors venu à l’esprit que mon cheminement n’était sans doute pas isolé. De nombreuses personnes, comme moi sans doute, avaient peaufiné leur connaissance du sujet grâce à ce communiqué très alarmiste.

Je tiens donc à remercier très solennellement les 30 académiciens et les 4 académiciennes qui ont contribué à la rédaction de cette déclaration : elle m’a encouragée à m’intéresser davantage à un sujet que je n’avais fait que survoler. Je les remercie d’avoir attiré l’attention sur une problématique restée jusque-là très confidentielle et qui jouit par leur entremise d’une exposition accrue.

A présent, chères lectrices et chers lecteurs, je vous prie de me dire, en toute bonne foi, si vous avez trouvé illisible ce court billet rédigé en écriture inclusive. Pour ma part, il m’a semblé en l’écrivant que je découvrais l’écriture inclusive comme Monsieur Jourdain en son temps découvrait la prose.

*HCE fh* : Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes


Si ce sujet vous intéresse, voici quelques pistes à explorer :
l’art de bien parler françois : dans ce livre de 1737 sont mentionnés des termes avec la recommandation de ne plus les utiliser – preuve qu’ils étaient donc en usage – comme autrice pour « femme auteur »


– article de Wikipedia : Jusqu’au XVIIIe siècle, le masculin ne l’emportait pas dans l’accord du genre
guide pratique pour une communication publique sans stéréotype de sexe établi en 2015 par le Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes
– article de blog consacré au mot autrice La longue histoire du mot « autrice » le rend plus attachant et d’une plus grande force symbolique que le mot « auteure »

Au secours, un bot me suit !


Environ* 15 % des comptes Twitter seraient des bots et non pas de vrais humains : autant dire que la probabilité pour que vous soyez suivi·e par des bots est très élevée, surtout si vous avez un grand nombre de followers.
Devez-vous pour autant vous en inquiéter ? Pas forcément, sauf si vous avez la sympathique habitude de pratiquer la réciprocité ! Suivre en retour les comptes qui ont fait le premier pas peut sembler cordial et sans danger. Dans le pire des cas, pensez-vous, vous ne tiendrez pas compte de leur existence et cela ne changera rien à vos habitudes. Ce mauvais calcul peut vous amener à vous ennuyer sur la plateforme sociale et à y trouver de moins en moins d’intérêt.

C’est grave, docteur ?

Augmenter la proportion des robots dans vos abonnements fait mécaniquement baisser la probabilité pour que puissiez voir dans votre timeline les interventions des humains. Et plus cette probabilité baisse, moins votre activité de like, de partage et de réponse ne gratifie de vrais humains. Petit à petit, vous lassez les humains par votre indifférence supposée. De votre côté, vous trouvez votre timeline de moins en moins intéressante, à mesure que s’amoindrissent les chances pour qu’un contenu authentique y figure.

Pour conserver un compte Twitter vivant et en « bonne santé », autant réagir avant que le problème ne soit sensible. Évitez donc de suivre en retour les comptes robots qui vous suivent.

À quoi reconnaît-on un bot ?

  • les interactions du bot avec les autres comptes se limitent à des likes, des retweets, mais il n’est pas capable de répondre et donc de participer à une discussion. Ainsi, en allant dans ses « tweets et réponses », vous saurez vite à quoi vous en tenir.
  • quand le bot poste un lien vers un article, le texte présentant l’article est celui proposé par défaut par le site éditeur de l’article. Tout le monde fait cela, humains et bots, mais chez le bot c’est beaucoup plus systématique.
  • sa bio est souvent stéréotypée et truffée de #.

Ce qui caractérise le bot dans sa façon de vous aborder :

  • il vous suit parce que vous suivez des comptes similaires : vous verrez donc rapidement une similitude entre les bots qui s’intéressent à vous
  • il vous suit sans avoir liké aucun de vos posts et son arrivée dans vos abonnés semble complètement fortuite.
  • ou bien il vous suit en raison d’un mot-clé qu’il a en commun avec une de vos interventions (voyage, assurance, banque, mutuelle, etc…).

A quoi servent ces bots ?

On peut se demander effectivement pour quelle raison une entité décide de mettre en place des comptes bots. Il semble un peu vain de suivre dans le seul objectif d’être suivi.
Il n’est pas évident de répondre à cette question : il existe sans doute autant de motivations que d’organisations, ou presque.

Pour une entreprise, suivre pour être suivie peut être un moyen d’engranger les followers dans le cadre d’une politique d’acquisition de prospects.

Du côté des agences dont le métier est de faire grandir la notoriété de leurs clients sur les réseaux sociaux, la tentation est grande d’utiliser les services des bots qui posteront de façon régulière les contenus à mettre en avant.

La constitution d’un réseau d’influence est le nerf de la guerre pour toute organisation politique. Vous avez beaucoup entendu parler des bots chargés de répandre les « fake news » et d’amplifier les rumeurs de façon opportune au moment d’une élection… Certains observateurs ont d’ailleurs avancé l’hypothèse que l’objectif de ces robots ne serait pas tant d’influencer les gens que de les lasser de la vie civique et politique de leur pays. Ce serait donc moins un outil de propagande qu’une arme de destruction lente de la démocratie. Relevons d’ailleurs que la proportion des bots Twitter est bien plus élevée que les 15% annoncés plus haut dans les pays connus pour leur système répressif.

Il arrive qu’un compte Twitter change d’identité, de bio et de sujets d’intervention après avoir constitué une base solide d’abonnés. Cela s’apparente à de la manipulation et cela doit vous inciter à faire régulièrement le ménage dans vos abonnements.

Heureusement, il existe également des bots inoffensifs, créés dans un objectif ludique. Par exemple, le compte Twitter qui transforme les messages de Donald Trump en communiqués officiels.

Parmi les bots sympathiques, certains ont réussi à susciter un engouement irréel – mais leurs abonnés sont peut-être tous des bots 😉

Et si après la lecture de ce petit article vous suivez ma pensée, vous savez ce qu’il vous reste à faire, si vous souhaitez que votre compte Twitter se différencie de celui d’un bot : personnalisez vos partages d’articles, commentez les interventions que vous trouvez intéressantes, humanisez Twitter !

*Un peu de lecture au sujet des bots sur Twitter

Travail de la voix, travail sur soi

Rythme soutenu, défis à relever, trajets fatigants  : votre vie professionnelle mobilise toutes vos forces. Mais avez-vous pensé à vous accorder, au moins une fois par semaine, un moment rien qu’à vous, qui vous permette de pratiquer une activité sportive ou artistique ? C’est en septembre que l’on peut s’inscrire et ainsi s’engager à prendre un peu de temps, tout au long de l’année, pour un apprentissage personnel.

Travail de la voix, travail sur soi

Pour ma part, j’ai choisi le chant. C’est une discipline très complète, qui poursuit un objectif artistique tout en transformant, au passage, le physique et le mental de la personne qui la pratique.

Ayant moi-même attendu fort longtemps avant de tenter cette aventure, je sais par expérience que l’on peut y avoir renoncé pour de mauvaises raisons. Si vous avez envie depuis toujours de travailler votre voix sans jamais l’avoir osé, je vous encourage à reconsidérer très sérieusement votre position !

Travailler sa voix, pourquoi ?

Il existe de nombreuses raisons de travailler sa voix :

  • pour aborder le répertoire lyrique
  • pour enrichir sa voix lorsqu’on chante du jazz ou de la variété
  • pour gagner en endurance lorsque l’on chante en chorale

On aborde le chant avec des motivations d’ordre artistique mais on découvre rapidement que cette discipline vous apporte sur bien d’autres plans ! Lorsqu’on devient chanteur-chanteuse, on appréhende son corps tout à fait différemment. On prend conscience, petit à petit, que son corps est son instrument de musique, un instrument que l’on développe, dont on joue et dont on prend le plus grand soin.

Voici quelques uns des bénéfices que vous apporte le travail de la voix :

  • une meilleure posture, une meilleure conscience de soi
  • une respiration maîtrisée, qui apporte le calme et la confiance
  • un développement musculaire, particulièrement au niveau abdominal

Tout cela vous semblera particulièrement utile si, dans votre vie professionnelle ou personnelle, vous ressentez le besoin d’améliorer les points suivants :

  • prise de parole en public
  • capacité à résister aux situations de stress
  • confiance en soi

Chanter, oui mais quoi ?

Il est possible de développer sa voix quelque soit le genre musical que l’on affectionne. Vous pouvez, comme moi, choisir l’apprentissage en conservatoire si vos goûts musicaux sont éclectiques. Mais si vous refusez d’aborder le répertoire lyrique, il vaut mieux vous tourner vers des cours particuliers ou une structure associative. Personnellement, je chante de tout avec un égal plaisir et je passe sans souci de l’opéra au jazz. Vous connaissez vos limites : parlez de vos goûts avec le professeur dès votre première rencontre.

Quels sont les pré-requis ?

Certains professeurs vous diront qu’il n’y en a aucun ! Même le fait de savoir lire une partition n’est pas une obligation pour démarrer le chant. Évidemment, cela dépend des structures : il faut lever le doute en posant la question d’emblée, quitte à se faire ré-orienter vers un enseignant qui vous prendra tel(le) que vous êtes.

Pour ma part, mon premier contact avec un professeur de chant remonte à 2011. Le secrétariat du conservatoire m’avait donné un RDV pour une audition à laquelle je me suis présentée, en début d’année. Le professeur qui m’a reçue m’a coupée très rapidement lorsque j’ai commencé à chanter : visiblement, m’écouter n’avait pas grand intérêt. Cependant, loin de rejeter totalement ma candidature, il me proposa de me livrer à des exercices d’imitation : il émettait des sons que je devais tenter de reproduire. En dix minutes, il s’était fait une opinion : je pouvais chanter, il suffisait pour cela que je travaille. Il me recommanda une enseignante avec qui je devais développer ma voix pendant un an en cours particuliers, après quoi il me serait possible de tenter à nouveau l’entrée au conservatoire. C’est ce que je fis et les choses se déroulèrent exactement comme il me l’avait prédit.

Un professeur de chant, après avoir écouté votre voix, qu’elle soit totalement brute ou déjà un peu travaillée, saura vous dire ce que vous pouvez attendre de l’apprentissage du chant. Et lorsque vous aurez commencé, vous saurez très rapidement à quoi vous en tenir concernant vos perspectives. Pour ma part, en quelques mois j’ai vécu une révolution. J’avais un petit filet de voix pur et clair : ma voix est devenue large et puissante.

Pour terminer, je vais tenter de vous décrire un ressenti particulièrement intéressant à vivre lorsque l’on a développé sa voix.

Depuis l’enfance, vous évoluez dans l’espace et percevez vos limites corporelles. Peut-être même avez-vous eu l’occasion, lors d’une formation, une thérapie, un cours de théâtre, de danse ou de taï chi, de travailler sur cette notion de limites corporelles, de votre espace personnel. Si tel est le cas, on vous a sans doute expliqué que votre être ne se termine pas exactement là où vos membres s’arrêtent : l’air que vous déplacez lorsque vous êtes en mouvement, le souffle que vous expirez, c’est un prolongement de vous. La fluidité d’un mouvement lent et continu peut vous faire « être » d’une façon très différente qu’une position immobile et repliée.

Lorsque vous chantez et que vous avez acquis la capacité à projeter votre voix dans l’espace, sans micro mais avec vos seules aptitudes physiques, il se produit le phénomène suivant : vos limites reculent, votre personne « va plus loin », au sens propre comme au sens figuré. Votre présence en est accrue. L’expression « remplir une salle » prend là tout son sens… C’est une expérience très grisante, que je vous souhaite d’avoir l’occasion de vivre à votre tour.