Ecrire pour le web, c’est écrire pour le lecteur

Si je vous dis que le concept de contenu éditorial orienté SEO me semble dépassé, me croirez-vous ? Pourtant, je suis sérieuse dans mon affirmation : écrire pour le web, c’est avant tout écrire pour les lecteurs.

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Les techniques d’optimisation de contenu éditorial en vue de son référencement sont nées des insuffisances des moteurs de recherche. Or les performances actuelles des moteurs de recherche rendent ces techniques pour la plupart obsolètes, voire même contreproductives.

Ainsi, à l’heure actuelle, Google évalue les contenus web à partir de critères de plus en plus pertinents. C’est une excellente nouvelle pour les rédacteurs qui pourront donc se concentrer sur leur mission essentielle  : satisfaire leurs lecteurs !

Ces critères sont variés mais les plus importants sont :
1 – la richesse sémantique
Google connait les caractéristiques techniques qui font qu’un texte est considéré par un  lecteur comme « bien écrit ». Par exemple, le moteur de recherche apprécie dans votre texte la variété lexicale qui évite au lecteur un sentiment de lassitude. La technique qui consiste à identifier les bons mots-clés pour ensuite les répéter plusieurs fois dans le texte est donc désormais considérée par Google comme une sur-optimisation pénible et inutile. De même, les moteurs de recherche savent repérer le verbiage. La longueur d’un texte constitue un avantage uniquement si le contenu est dense en information.

2 – la validation par les lecteurs
Le moteur de recherche sait comment interpréter les comportements des internautes.
Il sait :
– si le lecteur est resté longtemps sur l’article ou l’a quitté rapidement sans le lire
– si le lecteur, après lecture de l’article, a poursuivi sa navigation sur le site ou au contraire a préféré sortir du site (taux de rebond)
– si le lecteur a apprécié sa lecture au point d’utiliser son vote social pour le faire savoir (like et partage sur facebook et twitter, +1 sur google plus…)
– si le lecteur a été stimulé par cette lecture au point de la commenter

5 – la cohérence générale
Une pratique très répandue consiste à utiliser un contenu populaire pour attirer ensuite sur un autre contenu dont on veut booster la visibilité. Cette pratique peut être intéressante mais elle requiert de la subtilité. Les moteurs de recherche sont capables de savoir si une association entre deux thématiques est pertinente ou « capillotractée ». Par conséquent, associer artificiellement deux articles dans l’espoir que le premier poussera le second est probablement inutile.

3 – la forme valorisant le fond
Les moteurs de recherche accordent de l’importance à la forme dont ils savent qu’elle valorise le fond. Ainsi, les moteurs sont sensibles au fait qu’une page web se charge rapidement et que son accès est donc facilité pour l’internaute. Ainsi, la présence massive de publicité a tendance à pénaliser une page web.

En conclusion

Pour ce qui me concerne, dans ma pratique professionnelle de production de contenu web, je n’ai donc pour seul objectif que de capter l’attention du lecteur, de l’informer, de le séduire par une écriture fluide, de lui donner envie de promouvoir ce qu’il vient de lire sur les réseaux sociaux.
La seule technique SEO à laquelle je m’astreins consiste à veiller aux mots-clefs utilisés dans l’URL et le titre de l’article. Pour ce faire, j’utilise les mêmes outils qui me permettent d’identifier les sujets qui intéresseront les lecteurs :
– analyse des requêtes ayant amené des internautes sur les contenus déjà en ligne dans analytics et webmaster tools
– comparaison d’expressions-clés avec Google Trends

Si je partage aujourd’hui cette démarche dont j’ai testé l’efficacité, c’est parce que je ne suis pas seulement productrice de contenu, mais également… lectrice.

6 réponses sur “Ecrire pour le web, c’est écrire pour le lecteur”

  1. Bonjour, je débute en tant que rédactrice web et en SEO. Celui-ci me frustre dans mon écriture! J’espère donc que vous avez raison 🙂
    Toutefois, vous invitez à la promotion des articles sur les réseaux sociaux. Pourquoi pas de bouton de partage sur G+ et LinkedIn?

    1. Bonjour Céline,
      Vous avez raison pour Linkedin et Google+, je vais ajouter cela bientôt.
      Je comprends pour la frustration ressentie, mais je pense que les contraintes en écriture n’ont jamais freiné la créativité, bien au contraire. D’ailleurs, je pense que ce sera l’objet de mon prochain billet, vous m’avez donné une idée (merci !).
      >> donc mon idée est que votre frustration ne duerera pas mais que bientôt vous vous amuserez à jouer avec les contraintes. A bientôt et merci pour votre lecture et réaction !
      Sylvaine

  2. C’est bien de rappeler ce principe élémentaire. Même si la spécificité du rédacteur web est d’écrire aussi pour une machine (le moteur de recherche), sa priorité reste le lecteur, et le premier lecteur d’un article, c’est son auteur 🙂

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